Scoop : Roxane savait nager avant de marcher !!
vendredi 28 septembre 2007
lundi 24 septembre 2007
Le monstre familial
Mais qui est ce monstre?
Cheveux, yeux, nez et bouche; Le premier qui trouve gagne...
rien, c'est vraiment trop facile!
vendredi 14 septembre 2007
Le roman familial
Principe : Roman rédigé par tous ceux qui le souhaitent. Le prochain contributeur est Alain. Aline et Alice sont sur les rangs.
N 'hésitez pas à donner votre avis sur l'orientation que pourrait prendre le roman.
Pour l'instant le mystère est dense :
- Qui est la petite fille ?
- Quel est cet objet mystérieux ?
- Que fuit le héros ??
- Ce nouveau travail est il si tranquille ?
Chapitre 1 : La fuite
Page 1 : Alix
Il venait d’arriver à l’intérieur de la gare, et regardait attentivement le tableau d’affichage, cherchant le numéro de son train dans la liste. Il plissa les yeux un instant puis se dirigea vers le quai G, très lentement, comme s’il essayait d’évaluer la distance qui l’en séparait. Son regard brillant se posait sur chaque endroit, chaque personne de la foule. Il marchait toujours très lentement, trop lentement. Pourtant il n’était pas en train de chercher quelqu’un, il réfléchissait intensément.
Tôt le matin, pendant que tous ses voisins rêvaient d’une société utopique, il avait encore vérifié sa valise, craignant d’oublier cet objet qui risquait d’être la cause de beaucoup de problèmes. Il avait ensuite enlevé les draps du lit et les avait lavés. Puis il avait fait le ménage, en prenant bien soin de ne laisser aucune trace de son passage. Enfin, il avait sorti les poubelles, qu’il était allé déposer dans la benne à ordures du quartier d’en face. Ces précautions ainsi prises, il avait saisi sa valise, éteint les lumières et fermé la porte à clé. Il s’était dirigé vers un taxi qui l’attendait depuis déjà vingt minutes. Il était finalement arrivé à la gare, et maintenant, ses pieds l’amenaient directement vers le train, ce train qui allait le transporter vers un aéroport proche, où il s’envolerait pour ne jamais revenir.
Mais en cet instant ses pensées ne se tournaient pas vers ce voyage, car ce n’était pas le plus important. Il observait à nouveau la foule, mais cette fois-ci dans l’espoir d’y apercevoir une personne. Cette même personne à qui il avait proposé de l’accompagner. Elle avait refusé, bien sûr, mais il s’y attendait. Comment pourrait elle vivre avec lui après ce qu’il avait fait? Seulement il espérait toujours, même en sachant que c’était impossible, voir cette petite fille, cette si douce enfant, apparaître sur le quai, la poupée dans les bras, et lui attraper la main, comme avant, dans ce passé lointain où il était heureux. Mais était-il vraiment heureux ? Sinon pourquoi aurait-il fait cela, cette chose atroce, qui l’empêcherait de dormir jusqu’à la fin de sa vie...
Il reporta son attention sur le train. Ses yeux brillaient d’émotion en s’avançant vers la porte du wagon, mais un sang-froid et une dureté inhabituelle l’empêchèrent de verser ne serait-ce qu’une larme. Il attendit quelques minutes avant de monter dans le train, puis grimpa les marches et alla s’asseoir à sa place. Quand le contrôleur passa, les battements de son cœur ne s’intensifièrent que très peu, et il tendit son faux passeport au nom de Georges Steynman, sa nouvelle identité.
Page 2 : Pierrick
Le wagon était presque plein, mais personne ne prêtait attention à lui, ou à sa valise contenant l’objet tant convoité. Le cadenas à combinaison était fermé. Pour les chiffres qui la composaient, il avait choisi la date de naissance de la petite fille. Peut être était ce une preuve de nostalgie, déjà, ou de sentimentalisme dont il sentait des bouffées l’envahir au fur et à mesure qu’il s’éloignait de son passé.
En arrivant à l’aéroport de Lausanne, il alla directement au comptoir de la compagnie Air Gambolia ou une jeune hôtesse lui remis son billet et lui indiqua le lieu et l’heure d’embarquement avec ces intonations si chaudes qui détonnaient des accents traînants sortis des haut-parleurs de l’aéroport. En d’autres temps il aurait remarqué son sourire large et d’un blanc éclatant qui contrastait avec sa peau d’un noir d’ébène, et cette blouse au décolleté plongeant qui retenait à grand peine une poitrine invitant à un voyage d’un autre type.
Pour l’heure, trop d’émotions se bousculaient dans sa tête et son esprit était juste programmé pour l’emmener à destination. Bien qu’en avance, il se dirigea vers la porte d’embarquement, sa valise à ma main, valise qu’il avait pris soin de choisir d’une taille autorisée en cabine. L’objet ne le quitterait pas !
Le douanier ne broncha pas à la lecture de son passeport, son regard se bornant à effectuer l’aller et retour réglementaire de la photo fraîchement tamponnée à ses yeux, les yeux de Georges Steynman. Son collègue ne cilla pas davantage lors du passage de la valise dans le portique de détection d’objets malins. L’objet, il faut dire, était d’une apparence trop anodine pour retenir l’attention d’un esprit formaté par les consignes al-qaidaesques.
Le voyage se déroula sans encombre, à peine fut il un peu dérangé par les familles nombreuses et leurs bruyantes progénitures dont l’age moyen ne devait pas dépasser 2 ans. Un nourrisson, derrière lui, alla même jusqu’à le narguer quand, à peine détaché du téton de sa plantureuse mère, il vomit le lait nourricier fraîchement absorbé et que quelques éclaboussures atteignirent sa chemise. Il n’eut pas le temps d’être incommodé par l’odeur acide et n’entendit pas la mère lui présentant ses excuses en ragrafant son corsage, car il sombra dans un sommeil agité, les pieds serrés sur sa valise, et seul le contact des roues sur la piste d’atterrissage le réveilla.
En descendant de l’avion, à l’aéroport de Galabo, capitale de la Gambolie, il fut saisi par la chaleur brûlante et moite et l’espace d’un instant, l’atmosphère de vacances tropicales et de rires de petite fille lui revinrent à l’esprit. Les formalités se déroulèrent sans incident et il trouva facilement le comptoir de l’agence ou un 4X4 l’attendait. Il vérifia que le plein était fait et que plusieurs bidons de secours étaient rangés dans le coffre comme il l’avait demandé, consulta ses cartes et pris la route.
Six cent kilomètres de brousse le séparait encore du lieu qu’il avait choisi pour tenter d’oublier, et exercer cette nouvelle activité pour laquelle Georges Steynman était reconnu, ses diplômes et lettres de référence en faisant foi. Après tout, il n’y a pas de sot métier.
Page 3 : Alix
Plongé dans ses pensées, il ne remarqua pas que la route devenait plus étroite et chaotique, signifiant qu’il avait presque atteint sa destination, il fut donc surpris quand, se réveillant brusquement de sa transe, il découvrit un grand grillage, et dans la continuité de celui-ci, un petit cabanon en bois qui semblait faire partie de la flore de l’endroit.
Ne savant pas vraiment quelle était la marche à suivre, il se gara prudemment à côté de la route caillouteuse, et après avoir récupéré sa valise, se dirigea vers la cabane. Il frappa quelques coups secs contre le bois dur de la porte, et, après avoir entendu quelques pas précipités, entendit la poignée tourner et se retrouva face à une jeune femme à la peau mate et aux grands yeux verts. Elle était vêtue d’un jean délavé, d’une chemise blanche légère, sur laquelle tombait la rivière de ses cheveux bruns, brillants à la lueur du soleil.
Elle lui adressa un grand sourire, et, l’espace d’un instant, l’homme cru avoir vu un fantôme...
Revenant à la réalité, il lui rendit son sourire et, voyant qu’elle le regardait d’un air interrogateur, lui dit :
« Bonjour mademoiselle, je ne sais pas si vous êtes au courant mais je viens travailler ici, je m’appelle... »
Il ne continua pas sa phrase car, au même instant, un grand homme noir s’avança dans l’encadrement de la porte et, lui serra vigoureusement la main, lui dit :
« Eh bien, on ne vous attendait pas si tôt , mon gars ! Mais bon , on va tâcher de s’arranger ! »
Après quoi il laissa échapper un petit rire signifiant qu’il plaisantait, donnant à l’autre, qui était visiblement mal à l’aise, le droit de se détendre et de rire lui aussi.
La jeune femme l’invita à entrer et laissa échapper un petit rire quand il soupira de soulagement ferma les yeux pour mieux sentir l’air frais du ventilateur sur son visage. En effet la chaleur à l’extérieur était insoutenable et ses vêtements lui avaient collé à la peau pendant tout le trajet en 4x4.
La femme se tourna ensuite vers l’homme noir et lui dit avec un soupçon de reproche amusé :
« Avant que tu ne débarques avec ta démarche d’éléphant, ce monsieur allait me dire quel était son nom.
_Mais je le connais son nom moi !!! » répondit celui-ci.
Et, se tournant vers le voyageur, il déclara qu’il avait reçu un message lui rapportant son arrivée prochaine, auquel on avait joint son CV.
« Ce monsieur, comme tu l’appelle, ma petite Lisa, se nomme Georges Steynman , et vient ici pour m’aider à m’occuper de la réserve. »
Puis, se tournant vers le nouveau venu il ajouta :
« Ne vous en faites pas, notre travail est tranquille, la plupart du temps, il faut juste surveiller les animaux, et savoir se servir d’une arme, mais il est stipulé dans votre CV que vous aviez déjà eu l’occasion de passer des test, que vous aviez réussi brillamment.
