Fin de séjour marqué par les grandes marées : impressionnant. Une vague a réussi à emporter notre Juliette, ça c'est fort! Voir les photos sur Picasa avec même un petit film.
Au chapitre des nouveautés, d'abord un superbe ouvre-boite en forme de papillon (ça évite d'emprunter celui des Payan à 22h et d'assister impuissant au spectacle de Monsieur en pyjama!)
En parlant de notre voisin, éviter de mettre le lave linge en route trop tard car celui-ci est situé au dessus de sa chambre et l'essorage l'empêche de dormir. On a alors l'honneur d'une petite visite.
Et puis des clés, quatre nouvelles clés des portes d'entrée avec des porte-clés en couleur. Les filles leur ont donné un petit nom : "Bain de sang" pour le porte-clés rouge, "Tsunami" pour le bleu, "Tempête du désert" pour le jaune". Il reste un nom à trouver pour le vert.
Et enfin du vrai, du bon café : une cafetière Nespresso, cadeau des amis de passage. Nespresso, What else!
A part ça, il fait toujours beau, la vue toujours aussi belle, le bateau flotte toujours, le chat de la maison est toujours aussi laid, borgne et sourd et Miam miam est toujours aussi affamé
Des photos à venir progressivement sur Picasa.
Pierrick reporter au Dinard International Potin's magazine
dimanche 23 août 2009
Les news de Dinard 2009
lundi 17 août 2009
Chapitre 7 : La décision fatale
Depuis une heure, Charles Ducourant tournait en rond dans son appartement parisien, rue Guynemer. Il réfléchissait. Il avait toujours eu besoin de marcher pour réfléchir. Et cette fois, il y avait de quoi. Il avait une décision importante à prendre et ne cessait de s’interroger sur ce qu’il devait faire. Il passait et repassait devant les fenêtres donnant sur le jardin du Luxembourg, sans même prêter attention aux premières feuilles du printemps qui commençaient à apparaître aux branches des marronniers.
À 69 ans, Charles Ducourant, aurait pourtant bien aimé ne pas se trouver, une fois encore dans une telle situation ; non pas qu’il lui répugnait de prendre des décisions. CDT, ainsi que l’appelaient ses collègues et ses collaborateurs, avait au contraire la réputation de savoir prendre des décisions, et de les prendre sans hésiter ni tergiverser, tout au long d’une carrière professionnelle bien remplie. Au cours de ses 25 dernières années d’activité, il s’était consacré à la recherche de nouveaux gisements d’uranium, principalement en Afrique, et avait eu à ce titre à traiter de sujets financiers, commerciaux et surtout politiques autant que techniques. À la retraite depuis 3 ans, on le consultait encore de temps en temps, et il prenait un certain plaisir à constater que ses avis étaient écoutés et, le plus souvent, suivis.
Mais cette fois, personne ne lui avait rien demandé ; la lecture des journaux de la semaine écoulée l’avait alerté ; peu à peu, à mesure que la police et le CEA distillaient des informations sur ce prétendu vol de secret industriel à Pierrelatte, il avait compris. Et ce qu’il croyait avoir découvert était tout simplement effrayant, avec des conséquences prévisibles épouvantables. Mais il ne savait pas s‘il devait parler ou se taire, et c’est ce qui le taraudait depuis le matin. Se taire et laisser faire, en espérant que ses craintes n'étaient pas fondées ? Ou parler, mais à qui ? Quelle était la personne dont il pouvait être sûr à 100% et à laquelle il pouvait confier ce qu’il avait compris de cette affaire ?
Il s’arrêta de déambuler, pris d’une idée soudaine, et s’assit derrière son petit bureau. Après avoir consulté son carnet d’adresses, il décrocha son téléphone. Il avait pris sa décision.
Vers 18 heures, le même jour, Maria do Carmo, qui venait, comme tous les soirs, faire un peu de ménage chez M. Ducourant, le trouva affalé dans son fauteuil, le canon d’un pistolet enfoncé dans la bouche, le crane complètement défoncé. Elle ne put s’empêcher de penser au mal qu’elle aurait certainement pour tout nettoyer.
Chapitre 6 : Intervention de Pierre
Après la tension des dernières heures, Barbara se sentait enfin en sécurité dans les bras de Pierre ; elle s’abandonna complètement en sanglotant.
- Là là, c’est fini lui dit Pierre en lui caressant la nuque ; je suis là ; tu n’as plus rien à craindre.
S’écartant un peu, elle le regarda avec un pauvre sourire.
- Oh oui ! merci d’être là…
- On dirait que je suis arrivé au bon moment ; mais je suis désolé pour tout ça.
Pierre montrait les dégâts que son entrée brutale avait fait subir à la porte fenêtre donnant sur le jardin. Barbara jeta un coup d’œil : sa porte fenêtre était en effet complètement éventrée ; il faudrait sans doute la refaire complètement !
- C’est pas grave, dit-elle avant d’éclater d’un fou-rire nerveux en retombant assise sur le canapé. C’est moi que tu aurais retrouvée dans cet état là, si tu étais arrivé cinq minutes plus tard… Mais, au fait comment se fait-il que tu sois là ?
- Oh c’est tout simple ; notre petite conversation, tout à l’heure, m’a inquiété. Surtout l’allusion que tu as faite à ce mystérieux correspondant qui t’a questionnée au téléphone. Alors, j’ai décidé de me mêler pour une fois de ce qui ne me regarde pas et de venir voir si tout allait bien. En arrivant, j’ai vu la grosse voiture noire ; un coup d’œil par la fenêtre, et j’ai compris que tu avais des problèmes…
Et voilà ce que j’ai fait de mon beau pantalon, ajouta-t-il gaiement en montrant un énorme accroc en forme de sept à la hauteur du genou droit, un pantalon tout neuf !
Barbara s’approcha :
- Tu as dû te faire ça en cassant ma fenêtre ; mais toi tu as aussi des dégâts ; on dirait bien que tu as le genou en sang. Je vais te soigner ça tout de suite.
- Non non, laisse moi faire ; je connais le chemin de la salle de bains. Reprends tes esprits et repose toi pendant ce temps là… et puis ensuite je veux que tu me racontes tout, qui sont ces sbires, que te voulaient-ils et…
- Je crois que je vais surtout raconter ça aux flics ; j’appelle la police tout de suite !
Pierre était sur le point d’entrer dans la salle de bains ; il s’arrêta net :
- Ce n’est peut-être pas une bonne idée… attends mon retour en tous cas ; j’en ai pour cinq minutes.
Restée seule, Barbara était bien décidée à ne pas tenir compte de ce conseil. Il lui fallait agir, appeler la police sans tarder. C’est bien ce qu’on fait lorsqu’on est agressé chez soi, non ? Elle tendit la main vers le téléphone. Le voyant « message en attente » clignotait toujours. Elle se souvint qu’elle était sur le point de prendre connaissance du message lorsque ces deux brutes avaient sonné à la porte. Elle appuya sur le bouton « lecture ». La voix de Georges résonna dans la pièce ; en une fraction de seconde, elle coupa le haut parleur et porta le combiné à son oreille.
« Allo, c’est Georges, je suis très loin de toi mais il faut absolument que je te parle. Si je le pouvais, je te rappellerais mais ta ligne sera sans doute bientôt sur écoute. Alors je voulais surtout te dire ceci : s’il te plaît, ne donne à personne ma nouvelle identité, ne dis à personne où je suis. Si la police t’interroge, dis leur tout le mal que, sans-doute, tu penses de moi ; je suis un voleur, un traître, ce que tu voudras mais ne leur dis rien de plus, ne leur laisse pas penser que tu es ma complice. C’est pour ta sécurité autant que pour la mienne. Et puis méfie toi de tout le monde surtout de ceux qui te veulent du bien ; et en disant ça, je pense… »
Le message s’arrêtait là ; la communication avait été coupée brutalement.
- À qui téléphones-tu ?
Pierre était de retour ; son pantalon était devenu un short s’arrêtant au dessus du genou ; il avait simplement achevé de le déchirer des deux côtés ; et il portait un gros pansement.
- On dirait que c’est plus grave que je ne l’imaginais ta blessure, dit-elle éludant la question.
- Ce n’est pas ton mystérieux correspondant au moins ?
- Non, c’était un message que je n’avais pas encore écouté… mon traiteur qui m’informe que ma commande est prête, mentit-elle en appuyant sur la touche d’effacement.
Ce mensonge lui était venu spontanément ; pour ménager une éventuelle jalousie de Pierre ? ou pour obéir à la prière de Georges ? Elle entendait encore la voix lui disant de se méfier « surtout de ceux qui te veulent du bien » !
Et pourtant, elle avait un grand besoin de se confier, d’épancher son cœur auprès d’un ami et de partager les émotions et les peurs qu’elle venait de vivre. Elle résolut de faire confiance à Pierre.
Elle lui raconta en détail l’agression qu’elle venait de subir, lui montrant le coup qu’elle avait reçu à la tempe. La description très imagée de ses deux agresseurs fit naître un léger sourire sur le visage de Pierre.
- Tu trouves ça drôle ?
- Non, c’est ta façon bien à toi de dépeindre la scène qui m’a rappelé des souvenirs ; et la précision aussi : si je croise Cocotte et Gros Lard dans la rue, je les reconnaîtrai aussitôt !
- Oui, eh bien moi aussi je t’assure ! Malheureusement, je suis moins précise en ce qui concerne la voix de leur chef au téléphone. La conversation a été trop courte !
- Si je comprends bien, tout ce qu’ils voulaient c’est savoir où se trouve ton Georges, et si tu le caches quelque part, non ?
- Oui, c’est bien ce qu’ils voulaient me faire dire… mais ce n’est pas, ou en tous cas ce n’est plus « mon » Georges, si tu veux tout savoir !
Elle lui parla alors de Georges, de la place qu’il avait prise auprès d’elle, de la tendresse qu’il avait manifestée envers Marie et des liens de complicité qu’il avait su établir avec elle. Pierre l’écouta sans l’interrompre, sans manifester ; Barbara fut même un peu surprise qu’il réagisse aussi peu, lorsqu’elle lui raconta la journée « portes ouvertes » et le rôle de passeur et donc de complice que Georges avait fait jouer à Marie. Elle termina enfin par le récit de sa rupture avec Georges et le départ précipité de celui-ci.
- Et il ne t’a rien dit de ses projets, finit par demander Pierre ? Il a bien dû te dire où il allait ! On ne quitte pas une femme comme toi aussi brutalement !
- Peut-être, dit elle dans un demi-sourire ! Je suis tellement attachante, n’est-ce pas ? Mais tu oublies que c’est moi qui l’ai mis dehors !
Elle se prit la tête entre les mains.
- Et je voudrais bien ne plus en entendre parler aujourd’hui ! Et qu’est-ce que ça peut bien me faire de savoir ce qu’il est devenu ?
Se redressant soudain dans un mouvement presque hostile envers Pierre
- Et qu’est-ce que ça peut bien te faire à toi ? Tu es de la police toi aussi ?
Elle fondit en larmes et se recroquevilla sur le canapé, laissant libre cours à sa détresse. Pierre, doucement s’approcha ; elle se laissa faire lorsqu’il lui entoura les épaules et la serra contre lui.
- Pleure un bon coup ; ça ira mieux après… tout ce que je souhaite c’est que tu retrouves ta sérénité et… mes questions… c’est juste pour essayer de comprendre et de t’aider si je peux…
- Merci. Tu m’as déjà bien aidée en arrivant juste au bon moment tout à l’heure. Et si tu veux m’aider encore, appelle la police pour moi, pendant que je vais chercher de quoi me soigner, ajouta-t-elle en lui mettant son téléphone entre les mains, avant de disparaître dans la cuisine.
Lorsqu’elle revint quelques minutes plus tard, pressant contre sa tempe un pochon empli de glace, Pierre n’avait pas changé de place, le téléphone sur les genoux. Il leva les yeux sur Barbara.
- Oui tu as raison ; c’est le meilleur remède la glace.
Barbara sourit.
- Ça fait du bien ; mais il n’empêche ; je vais avoir un œil au beurre noir demain ! Voilà qui va m’aider à me souvenir de ces deux brutes… alors, la police ? Tu les as appelés ?
- En fait, je réfléchissais à ton aventure, et me demandais si c’est une si bonne idée d’appeler les flics, car vois-tu…
- Aventure !? Tu appelles ça une aventure !? Mais je viens d’être victime d’une agression, réagit-elle en montrant le bleu qui commençait à envahir le tour de son œil gauche. Et puis, il y a une chose que je ne t’ai pas dite… et qui te concerne aussi !
Pierre pâlit.
- Qui me concerne ?
- Parfaitement ! Ou, si tu préfères, qui nous concerne tous les deux puisqu’il s’agit de Marie : ils ont menacé de s’en prendre à elle ; ils ont même laissé entendre qu’il était enfantin de la kidnapper à l’hôpital ! Alors, toujours hostile à l’idée d’appeler la police ?
D’un bond, Pierre était debout.
- Si c’est comme ça, la première chose à faire, c’est de la faire sortir de cet hôpital. J’y vais tout de suite, et je la ramène ici ; ensuite nous aviserons. Appelle la police si tu veux, mais je préfèrerais que tu attendes que je sois revenu avec Marie.
Barbara, épuisée, était soulagée que Pierre prenne maintenant les choses en mains.
Elle le laissa partir sans même lui faire remarquer que sa tenue vestimentaire allait peut-être lui valoir quelques difficultés avec les autorités de l’hôpital…
Et qu’il avait une jambe de short plus courte que l’autre.
lundi 3 août 2009
50 ans à Dinard
A peine arrivé sous une pluie battante, rendez-vous au Relais des Flots bleus à Dinard pour fêter les 50 ans de Corinne (la filleule de vous savez qui).
Grande tablée, avec un échantillon représentatif des familles Patfort, Durin, et descendants Fauvert.
On trouvait donc Corrine bien sur toujours aussi pimpante (et qui se demande comment va sa marraine) avec Yves et 2 de leurs enfants Loic et Benoit avec sa copine Laeticia, Danielle et son mari, Caroline et Jean-Michel et leurs 2 bébés, Monette en célibataire et quelques amis venus tout droit du Chnord pour la surprise.
Car Corinne n'était pas au courant, son homme ayant tout manigancé depuis des semaines.
Bel anniversaire, repas gargantuesque et soif apaisée à coups de magnums de champagne.
Le lendemain soir, rebelote, Caroline et Jean-Michel accueillant la troupe pour une gigantesque Moule-frites party. J'ai présenté mes filles à cette occasion.
Ah la famille.
Pierrick