jeudi 17 décembre 2009
lundi 30 novembre 2009
Un week-end à Paris
Tout l’exotisme de la capitale à nous pour 2 jours.
Au départ nous devions être deux, Pierrick est moi mais par un concours de circonstances « familiales », Julie nous a rejoint.
Après un départ remis plusieurs fois nous sommes enfin sur l’autoroute A10 direction Denfert pour un petit coucou à Zazou la copine parisienne.
Appart très sympa et accueil tout autant avec champagne. Pierrick en profite pour faire sa B.A. Il devient livreur d’huîtres.
Deuxième étape, le Basile, un bar où le samedi soir se tiennent les rencontres Polyglot. Le principe : s’asseoir à une table et rencontrer des gens pour parler « leur langage ». Nous nous voulions speaking english. Première question posée à Pierrick : how old are you ? Bref les craintes de Pierrick se sont avérées vraies : too joung for us!
Ensuite nous sommes passés aux choses sérieuses, le restau. Notre dévolu s’est posé sur un grec où la terrasse au mois de novembre était très « hot ».
De retour à l’appart nous nous sommes écroulés et si le téléphone n’avait pas sonné à 11h, nous dormirions peut-être encore. Ah, oui nous nous sommes permis de nous servir dans le frigo et avons oublié de remplacer la bouteille de jus d’orange. Sorry.
Petit déjeuner sans croissant au café l’Harmonie de l’Aveyron : Et oui nous avons voyagé !
Julie plus maligne avait jeté son dévolu sur un beignet aux pommes à la boulangerie du coin.
La suite de notre aventure s’est déroulée en Vélib. Première fois pour nous trois.
Première étape Saint-Michel où Julie et moi avions des achats à faire.
Et de Saint-Michel nous avons ensuite mis le cap sur les Champs Elysées, magasin Louis Vuitton.
Mais non nous ne nous sommes pas ruinés. Nous sommes montés au 7ème étage dans un ascenseur où le n
oir complet régnait pour atteindre l’espace culturel et découvrir l’exposition « la confusion des sens ».
Moi j’en retiens surtout un mur peint d’une couche de peinture photosensible qui imprime de façon éphémère notre empreinte : de l’art. Il y avait aussi la possibilité d’enregistrer du vide et de nommer ce vide sur une cassette… mais là nous risquions de nous égarer.. trop d’émotions…
Avant de remonter sur nos vélib, petit détour chez Ladurée que Pierrick ne connaissait pas pour après 20 bonnes minutes d’attente déguster un petit macaron.
Retour à la voiture et direction la banlieue.
Merci pour l’appart à Alain et Annick. Pierrick a bien relevé le compteur. Mission accomplie !
Sabine, qui adore les voyages exotiques!
Ca, c’est de l’aventure dépaysante !
Depuis le studio rue Saint Jacques, la route à pied jusqu’au Basile (rue de Grenelle) remplis de young people dans une ambiance très Erasmus. Puis retour à pied jusqu’au quartier latin pour (enfin) se remplir le ventre. And back to the studio pour sombrer dans le sommeil des voyageurs.
Et le lendemain, à l’aube, vers 11H, après l’épisode du petit déjeuner sans croissant (avec une seule tartine !), découverte du Vélib. C’est très agréable. Les voitures semblent avoir compris que les rues nous appartiennent.
Nous arrivons à cette exposition pour un voyage plus intérieur et très sensoriel : un ciel posé par terre, un enregistreur de vide, un mur en peinture photosensible et d'autres trucs supers que je n’ai pas compris.
Retour, en voiture (c'est d'un banal), dans notre lointaine contrée.
Pierrick, qui n'a pas compris comment avoir de l'eau chaude dans l'appart.
lundi 16 novembre 2009
La semaine des PCs cassés et des Windows défaillants
1/ Le PC portable de Sabine : Windows ne veut plus démarrer, ne veux plus se réparer, tout juste daigne t'il nous permettre de récuperer les données sur un disque externe.
2/ le portable prêté à Sabine pour remplacer le précédent : Même combat : Windows fait la grêve. Le système laisse apparaitre un message d'erreur une fraction de secondes puis se bloque. Après 10 redémarrages pour lire le message d'erreur ("fichier manquant") puis quelques recherches sur internet, une bonne bidouille permet de redémarrer Windows.
3/ Mon PC, qui était vaillant jusqu'ici plante et ne veux plus redémarrer du tout. Verdict : disque dur HS. Plus moyen de lire le disque avec mes outils standards.
Evidemment, j'ai une sauvegarde récente de mes données datant de ... oups! mai 2009.
Après l'achat d'un logiciel spécial "Restauration après Crash", je récupère une partie de mes fichiers dont une partie de mes mails récents.
L'honneur est sauf!
Après une réinstallation complète avec un disque dur de récup, j'ai de nouveau un PC opérationnel.
Vive l'informatique.
Pierrick (Hard disk Crash Recovey expert)
vendredi 13 novembre 2009
Le syndrome du Titanic
Le démarrage est un peu dur à suivre et je crois bien m'être assoupi. Mais après un quart d'heure de film on se laisse prendre par les images soignées de notre monde actuel.
Un constat sur notre nature dévastée qui réagit parfois violemment, le décalage énorme entre le nord et le sud, les riches et les pauvres, la société de consommation qui crée des besoins inutiles ou les déchets qu'on déverse en Afrique sans état d'âme.
Les images, parfois choc, s'enchainent sans véritable logique et Nicolas Hulot les commente, en voix off, à la première personne (ce qui peut agacer) et propose ...
de réfléchir ensemble aux limites à se poser pour éviter le drame inéluctable ou notre civilisation du progrès nous conduit.
Ceux qui attendaient des débuts de solutions pragmatiques resteront sur leur faim.
A prendre comme un constat brut et une invitation à un meilleur équilibre des rapports entre les hommes et avec la nature. C'est déjà pas mal.
Pierrick
dimanche 23 août 2009
Les news de Dinard 2009
Fin de séjour marqué par les grandes marées : impressionnant. Une vague a réussi à emporter notre Juliette, ça c'est fort! Voir les photos sur Picasa avec même un petit film.
Au chapitre des nouveautés, d'abord un superbe ouvre-boite en forme de papillon (ça évite d'emprunter celui des Payan à 22h et d'assister impuissant au spectacle de Monsieur en pyjama!)
En parlant de notre voisin, éviter de mettre le lave linge en route trop tard car celui-ci est situé au dessus de sa chambre et l'essorage l'empêche de dormir. On a alors l'honneur d'une petite visite.
Et puis des clés, quatre nouvelles clés des portes d'entrée avec des porte-clés en couleur. Les filles leur ont donné un petit nom : "Bain de sang" pour le porte-clés rouge, "Tsunami" pour le bleu, "Tempête du désert" pour le jaune". Il reste un nom à trouver pour le vert.
Et enfin du vrai, du bon café : une cafetière Nespresso, cadeau des amis de passage. Nespresso, What else!
A part ça, il fait toujours beau, la vue toujours aussi belle, le bateau flotte toujours, le chat de la maison est toujours aussi laid, borgne et sourd et Miam miam est toujours aussi affamé
Des photos à venir progressivement sur Picasa.
Pierrick reporter au Dinard International Potin's magazine
lundi 17 août 2009
Chapitre 7 : La décision fatale
Depuis une heure, Charles Ducourant tournait en rond dans son appartement parisien, rue Guynemer. Il réfléchissait. Il avait toujours eu besoin de marcher pour réfléchir. Et cette fois, il y avait de quoi. Il avait une décision importante à prendre et ne cessait de s’interroger sur ce qu’il devait faire. Il passait et repassait devant les fenêtres donnant sur le jardin du Luxembourg, sans même prêter attention aux premières feuilles du printemps qui commençaient à apparaître aux branches des marronniers.
À 69 ans, Charles Ducourant, aurait pourtant bien aimé ne pas se trouver, une fois encore dans une telle situation ; non pas qu’il lui répugnait de prendre des décisions. CDT, ainsi que l’appelaient ses collègues et ses collaborateurs, avait au contraire la réputation de savoir prendre des décisions, et de les prendre sans hésiter ni tergiverser, tout au long d’une carrière professionnelle bien remplie. Au cours de ses 25 dernières années d’activité, il s’était consacré à la recherche de nouveaux gisements d’uranium, principalement en Afrique, et avait eu à ce titre à traiter de sujets financiers, commerciaux et surtout politiques autant que techniques. À la retraite depuis 3 ans, on le consultait encore de temps en temps, et il prenait un certain plaisir à constater que ses avis étaient écoutés et, le plus souvent, suivis.
Mais cette fois, personne ne lui avait rien demandé ; la lecture des journaux de la semaine écoulée l’avait alerté ; peu à peu, à mesure que la police et le CEA distillaient des informations sur ce prétendu vol de secret industriel à Pierrelatte, il avait compris. Et ce qu’il croyait avoir découvert était tout simplement effrayant, avec des conséquences prévisibles épouvantables. Mais il ne savait pas s‘il devait parler ou se taire, et c’est ce qui le taraudait depuis le matin. Se taire et laisser faire, en espérant que ses craintes n'étaient pas fondées ? Ou parler, mais à qui ? Quelle était la personne dont il pouvait être sûr à 100% et à laquelle il pouvait confier ce qu’il avait compris de cette affaire ?
Il s’arrêta de déambuler, pris d’une idée soudaine, et s’assit derrière son petit bureau. Après avoir consulté son carnet d’adresses, il décrocha son téléphone. Il avait pris sa décision.
Vers 18 heures, le même jour, Maria do Carmo, qui venait, comme tous les soirs, faire un peu de ménage chez M. Ducourant, le trouva affalé dans son fauteuil, le canon d’un pistolet enfoncé dans la bouche, le crane complètement défoncé. Elle ne put s’empêcher de penser au mal qu’elle aurait certainement pour tout nettoyer.
Chapitre 6 : Intervention de Pierre
Après la tension des dernières heures, Barbara se sentait enfin en sécurité dans les bras de Pierre ; elle s’abandonna complètement en sanglotant.
- Là là, c’est fini lui dit Pierre en lui caressant la nuque ; je suis là ; tu n’as plus rien à craindre.
S’écartant un peu, elle le regarda avec un pauvre sourire.
- Oh oui ! merci d’être là…
- On dirait que je suis arrivé au bon moment ; mais je suis désolé pour tout ça.
Pierre montrait les dégâts que son entrée brutale avait fait subir à la porte fenêtre donnant sur le jardin. Barbara jeta un coup d’œil : sa porte fenêtre était en effet complètement éventrée ; il faudrait sans doute la refaire complètement !
- C’est pas grave, dit-elle avant d’éclater d’un fou-rire nerveux en retombant assise sur le canapé. C’est moi que tu aurais retrouvée dans cet état là, si tu étais arrivé cinq minutes plus tard… Mais, au fait comment se fait-il que tu sois là ?
- Oh c’est tout simple ; notre petite conversation, tout à l’heure, m’a inquiété. Surtout l’allusion que tu as faite à ce mystérieux correspondant qui t’a questionnée au téléphone. Alors, j’ai décidé de me mêler pour une fois de ce qui ne me regarde pas et de venir voir si tout allait bien. En arrivant, j’ai vu la grosse voiture noire ; un coup d’œil par la fenêtre, et j’ai compris que tu avais des problèmes…
Et voilà ce que j’ai fait de mon beau pantalon, ajouta-t-il gaiement en montrant un énorme accroc en forme de sept à la hauteur du genou droit, un pantalon tout neuf !
Barbara s’approcha :
- Tu as dû te faire ça en cassant ma fenêtre ; mais toi tu as aussi des dégâts ; on dirait bien que tu as le genou en sang. Je vais te soigner ça tout de suite.
- Non non, laisse moi faire ; je connais le chemin de la salle de bains. Reprends tes esprits et repose toi pendant ce temps là… et puis ensuite je veux que tu me racontes tout, qui sont ces sbires, que te voulaient-ils et…
- Je crois que je vais surtout raconter ça aux flics ; j’appelle la police tout de suite !
Pierre était sur le point d’entrer dans la salle de bains ; il s’arrêta net :
- Ce n’est peut-être pas une bonne idée… attends mon retour en tous cas ; j’en ai pour cinq minutes.
Restée seule, Barbara était bien décidée à ne pas tenir compte de ce conseil. Il lui fallait agir, appeler la police sans tarder. C’est bien ce qu’on fait lorsqu’on est agressé chez soi, non ? Elle tendit la main vers le téléphone. Le voyant « message en attente » clignotait toujours. Elle se souvint qu’elle était sur le point de prendre connaissance du message lorsque ces deux brutes avaient sonné à la porte. Elle appuya sur le bouton « lecture ». La voix de Georges résonna dans la pièce ; en une fraction de seconde, elle coupa le haut parleur et porta le combiné à son oreille.
« Allo, c’est Georges, je suis très loin de toi mais il faut absolument que je te parle. Si je le pouvais, je te rappellerais mais ta ligne sera sans doute bientôt sur écoute. Alors je voulais surtout te dire ceci : s’il te plaît, ne donne à personne ma nouvelle identité, ne dis à personne où je suis. Si la police t’interroge, dis leur tout le mal que, sans-doute, tu penses de moi ; je suis un voleur, un traître, ce que tu voudras mais ne leur dis rien de plus, ne leur laisse pas penser que tu es ma complice. C’est pour ta sécurité autant que pour la mienne. Et puis méfie toi de tout le monde surtout de ceux qui te veulent du bien ; et en disant ça, je pense… »
Le message s’arrêtait là ; la communication avait été coupée brutalement.
- À qui téléphones-tu ?
Pierre était de retour ; son pantalon était devenu un short s’arrêtant au dessus du genou ; il avait simplement achevé de le déchirer des deux côtés ; et il portait un gros pansement.
- On dirait que c’est plus grave que je ne l’imaginais ta blessure, dit-elle éludant la question.
- Ce n’est pas ton mystérieux correspondant au moins ?
- Non, c’était un message que je n’avais pas encore écouté… mon traiteur qui m’informe que ma commande est prête, mentit-elle en appuyant sur la touche d’effacement.
Ce mensonge lui était venu spontanément ; pour ménager une éventuelle jalousie de Pierre ? ou pour obéir à la prière de Georges ? Elle entendait encore la voix lui disant de se méfier « surtout de ceux qui te veulent du bien » !
Et pourtant, elle avait un grand besoin de se confier, d’épancher son cœur auprès d’un ami et de partager les émotions et les peurs qu’elle venait de vivre. Elle résolut de faire confiance à Pierre.
Elle lui raconta en détail l’agression qu’elle venait de subir, lui montrant le coup qu’elle avait reçu à la tempe. La description très imagée de ses deux agresseurs fit naître un léger sourire sur le visage de Pierre.
- Tu trouves ça drôle ?
- Non, c’est ta façon bien à toi de dépeindre la scène qui m’a rappelé des souvenirs ; et la précision aussi : si je croise Cocotte et Gros Lard dans la rue, je les reconnaîtrai aussitôt !
- Oui, eh bien moi aussi je t’assure ! Malheureusement, je suis moins précise en ce qui concerne la voix de leur chef au téléphone. La conversation a été trop courte !
- Si je comprends bien, tout ce qu’ils voulaient c’est savoir où se trouve ton Georges, et si tu le caches quelque part, non ?
- Oui, c’est bien ce qu’ils voulaient me faire dire… mais ce n’est pas, ou en tous cas ce n’est plus « mon » Georges, si tu veux tout savoir !
Elle lui parla alors de Georges, de la place qu’il avait prise auprès d’elle, de la tendresse qu’il avait manifestée envers Marie et des liens de complicité qu’il avait su établir avec elle. Pierre l’écouta sans l’interrompre, sans manifester ; Barbara fut même un peu surprise qu’il réagisse aussi peu, lorsqu’elle lui raconta la journée « portes ouvertes » et le rôle de passeur et donc de complice que Georges avait fait jouer à Marie. Elle termina enfin par le récit de sa rupture avec Georges et le départ précipité de celui-ci.
- Et il ne t’a rien dit de ses projets, finit par demander Pierre ? Il a bien dû te dire où il allait ! On ne quitte pas une femme comme toi aussi brutalement !
- Peut-être, dit elle dans un demi-sourire ! Je suis tellement attachante, n’est-ce pas ? Mais tu oublies que c’est moi qui l’ai mis dehors !
Elle se prit la tête entre les mains.
- Et je voudrais bien ne plus en entendre parler aujourd’hui ! Et qu’est-ce que ça peut bien me faire de savoir ce qu’il est devenu ?
Se redressant soudain dans un mouvement presque hostile envers Pierre
- Et qu’est-ce que ça peut bien te faire à toi ? Tu es de la police toi aussi ?
Elle fondit en larmes et se recroquevilla sur le canapé, laissant libre cours à sa détresse. Pierre, doucement s’approcha ; elle se laissa faire lorsqu’il lui entoura les épaules et la serra contre lui.
- Pleure un bon coup ; ça ira mieux après… tout ce que je souhaite c’est que tu retrouves ta sérénité et… mes questions… c’est juste pour essayer de comprendre et de t’aider si je peux…
- Merci. Tu m’as déjà bien aidée en arrivant juste au bon moment tout à l’heure. Et si tu veux m’aider encore, appelle la police pour moi, pendant que je vais chercher de quoi me soigner, ajouta-t-elle en lui mettant son téléphone entre les mains, avant de disparaître dans la cuisine.
Lorsqu’elle revint quelques minutes plus tard, pressant contre sa tempe un pochon empli de glace, Pierre n’avait pas changé de place, le téléphone sur les genoux. Il leva les yeux sur Barbara.
- Oui tu as raison ; c’est le meilleur remède la glace.
Barbara sourit.
- Ça fait du bien ; mais il n’empêche ; je vais avoir un œil au beurre noir demain ! Voilà qui va m’aider à me souvenir de ces deux brutes… alors, la police ? Tu les as appelés ?
- En fait, je réfléchissais à ton aventure, et me demandais si c’est une si bonne idée d’appeler les flics, car vois-tu…
- Aventure !? Tu appelles ça une aventure !? Mais je viens d’être victime d’une agression, réagit-elle en montrant le bleu qui commençait à envahir le tour de son œil gauche. Et puis, il y a une chose que je ne t’ai pas dite… et qui te concerne aussi !
Pierre pâlit.
- Qui me concerne ?
- Parfaitement ! Ou, si tu préfères, qui nous concerne tous les deux puisqu’il s’agit de Marie : ils ont menacé de s’en prendre à elle ; ils ont même laissé entendre qu’il était enfantin de la kidnapper à l’hôpital ! Alors, toujours hostile à l’idée d’appeler la police ?
D’un bond, Pierre était debout.
- Si c’est comme ça, la première chose à faire, c’est de la faire sortir de cet hôpital. J’y vais tout de suite, et je la ramène ici ; ensuite nous aviserons. Appelle la police si tu veux, mais je préfèrerais que tu attendes que je sois revenu avec Marie.
Barbara, épuisée, était soulagée que Pierre prenne maintenant les choses en mains.
Elle le laissa partir sans même lui faire remarquer que sa tenue vestimentaire allait peut-être lui valoir quelques difficultés avec les autorités de l’hôpital…
Et qu’il avait une jambe de short plus courte que l’autre.
lundi 3 août 2009
50 ans à Dinard
A peine arrivé sous une pluie battante, rendez-vous au Relais des Flots bleus à Dinard pour fêter les 50 ans de Corinne (la filleule de vous savez qui).
Grande tablée, avec un échantillon représentatif des familles Patfort, Durin, et descendants Fauvert.
On trouvait donc Corrine bien sur toujours aussi pimpante (et qui se demande comment va sa marraine) avec Yves et 2 de leurs enfants Loic et Benoit avec sa copine Laeticia, Danielle et son mari, Caroline et Jean-Michel et leurs 2 bébés, Monette en célibataire et quelques amis venus tout droit du Chnord pour la surprise.
Car Corinne n'était pas au courant, son homme ayant tout manigancé depuis des semaines.
Bel anniversaire, repas gargantuesque et soif apaisée à coups de magnums de champagne.
Le lendemain soir, rebelote, Caroline et Jean-Michel accueillant la troupe pour une gigantesque Moule-frites party. J'ai présenté mes filles à cette occasion.
Ah la famille.
Pierrick
vendredi 31 juillet 2009
Adieu Gary de Nassim Amaouche
Whatever works de Woody Allen
mercredi 29 juillet 2009
Harry Potter et le prince de sang mêlé
Bien sur, on connait tous les tomes de Harry Potter par cœur et on attendait avec impatience de voir le film, 6ème de la saga.
Durant cette 6ème année à Poudlard, Harry et ses amis vont affronter deux maux : Voldemort et ses troupes du mal d'une part et le démon de l'adolescence d'autre part.
Entre filtres d'amour et chocolats magiques,les flirts tiennent une place importante dans cet épisode. Beaucoup trop d'ailleurs !
Et puis ces histoires de coeur sont vraiment trop gnan gnan. Par exemple la scène ou Ginny dans un élan amoureux refait les lacets d'Harry, c'est un grand n'importe quoi.
Ou encore lorsque Lavande est grimpée sur le dos de Ron en le bécotant sans reprendre son souffle : c'est affligeant.
Ils ont 16 ans tout de même!!
Quand aux scènes plus noires, elles sont décidément trop glauques, limite film d'horreur. De plus les scénaristes ont ajouté des scènes qui n'amènent rien au film comme par exemple la destruction de la maison des Weasley.
On rit parfois, mais trop peu souvent, sur des touches d'humour, comme Hagrid se désespérant sur la mort de son arachnide favorite et Harry mimant les bruits de pinces de la disparue.
On note aussi des questions sans réponse (pour ceux qui n'ont pas lu le livre) : mais où Dumbledore a t'il trouvé
la bague de la mère de Voldemort (un Horcruxe !) ?
On peine donc à retrouver l'atmosphère du roman : au final, un film un tantinet décevant.
Alix et Juliette du Harry Potter International fan club
samedi 25 juillet 2009
Naissance d'escaliers et mort d'un ballon
Ça y est, les escaliers sont nés tout de raphia recouverts. Une affaire rapidement (si, si) et rondement menée.
Je vais pouvoir faire une crémaillère maintenant !
Revêtement trouvée dans un boutique de Saint-Cyr qui ne paie pas de mine mais qui a du choix. Du raphia, il fallait y penser.
Et puis la mort du ballon d'eau chaude, victime d'une attaque décisive conjointe de tartre et de corrosion. Il faisait peine à voir dans ses derniers instants, fuyant de tous les por
es de son enveloppe d'acier. Malgré l'aide de son amie la moquette cherchant à éponger l'eau brunâtre, l'acte de décès a été déclaré.
Nos pensées accompagnent sa famille, les robinets et autres tuyauteries.
Un jeune ballon a pris sa place, tout en alu et avec système de contrôle électronique dernier cri.
Pierrick, qui s'est musclé les mains à force d'éponger
samedi 18 juillet 2009
The reader
Le film débute en 1958 à Berlin et raconte l'histoire d'un amour entre un adolescent et une belle trentenaire, controleuse de tickets de bus urbains qui aime qu'on lui lise des livres à haute voix.
Deux parties dans ce film : d'abord la partie rose, l'idylle passionnée puis quelques années plus tard, la partie noire, avec notamment le procès. Car la belle a été reconnue comme étant une des gardiennes du camps d'Auchwitz et ne peut échapper au jugement des hommes.
Le ros
e est parfois un peu longuet mais le noir tient ses promesses. Bousculé par des sentiments contradictoires, comme Michael, on cherche pour Hannah une échappatoire à l'enfer promis. Pas facile.
L'ambiance est sobre mais souvent poignante. Kate Winslet est remarquable et belle même dans sa déchéance.
L'adolescent est très juste dans sa découverte du plaisir (quelqu'un m'a fait remarqué qu'il avait de belles fesses mais je ne suis pas le meilleur juge) puis dans son désespoir d'amoureux trompé.
J'avais beaucoup aimé le livre de Bernhard Schlink dont est tiré ce film et l'atmosphère est bien rendue.
Je l'ai vu en V.O et entendre de l'anglais dans la bouche d'une allemande nazie peut déranger.
Un bon film.
Pierrick
Bancs publics : Versailles Rive-Droite de Bruno Podalydés
Il n'y a pas vraiment d'histoire dans ce film, ou plutôt il y en a trois qui sont des scènes de la vie ordinaire à Versailles bien sûr.
Il y a une belle brochette d'acteurs (86) parmi lesquels Catherine Deneuve, Michel Lonsdale et aussi Denis Podalydès. Ça a du charme, de la poésie, du burlesque entre Tati et Jeunet mais c'est un peu crispant par moments avec des gags de potache (mais je ne suis pas non plus une fan de Tati).
C'est de toutes les façons intéressant, vous pouvez y aller.
Annick
mercredi 15 juillet 2009
Les étangs de Hollande
Un lieu à découvrir, pour ceux qui ne le connaissent pas et qui ont des enfants en bas age : la base de loisir des étangs de Hollande.
Aménagés sous Louis XIV pour servir de réserve d’eau au château de Versailles, les étangs de Hollande occupent dans la forêt de Rambouillet près de 25 hectares, et sont composés d’une chaîne de six étangs.
La base de loisirs, aménagé sur l'un des étangs, comprend une petite plage de sable (vraiment) fin où l'on peut se baigner (22° en juillet), et propose de multiples activités : baignade, jeux de plage, activités sportives, vélos.
Des terrains de volley et de minigolf, des tables de ping-pong sont également à la disposition de tous.
La base est située à Bréviaire, commune de Saint-Leger, un peu au nord de Rambouillet.
Agrandir le plan
A défaut de la mer, c'est une bonne destination pour un pique-nique dominical.
Pierrick, flaneur du dimanche
Very bad trip
Se réveiller au matin avec une gueule de bois après une cuite, c'est arrivé à tout le monde. Enfin je suppose.
Au départ une virée à Las Vegas de 4 potes pour enterrer la vie de garçon de Doug (il est sensé se marier le lendemain). On trinque pour fêter le début de soirée et... plus rien. Au réveil, aucun n'a plus un seul souvenir des 12 dernières heures.
Mais pourquoi y a t'il une poule qui traverse la suite, et ce tigre dans la salle de bain, et ce bébé dans le placard? Et au fait, ou est Doug??
Les 3 potes (oui, il en manque un, essayez de suivre un peu) partent à la recherche de leur passé nocturne et vont de découvertes en surprises. Tantôt burlesque, tantôt hilarant, à 100 à l'heure, des personnages bons ou méchants qu'on arrive pas à prendre au sérieux mais c'est fait pour :
une bonne petite comédie.
mardi 14 juillet 2009
Daube d'Avignon
Voici une recette de daube à base d'agneau alors que la plupart des daubes se font avec du bœuf
Ingrédients (pour 6-8 personnes)
1 kg 1/2 d'épaule d'agneau coupée en cubes de 4 cm de coté
1/2 l de vin rouge ou blanc (côte du Rhône par exemple)
Un petit verre de cognac
150 g de couenne de porc
4 gousses d'ail (facultatif)
2 gros oignons
un brin de thym
une feuille de laurier
2 cuillères à soupe de persil plat haché
Une pelure d'orange sèche
Mettre les cubes de viande à mariner dans le mélange vin et cognac avec thym, laurier, persil, l'oignon coupé en lamelles au moins deux heures.
Ébouillanter la couenne et la couper en petits carrés de 1 cm de coté environ. Tapisser une terrine, en fonte par exemple, avec la couenne. Ajouter la viande et sa marinade plus l'ail haché et la pelure d'orange. Saler, poivrer.
Mettre au bain-marie dans le four à 150 degrés pendant cinq heures.
Au moment de servir réserver les morceaux de viande au chaud et faire réduire la sauce pour l'épaissir. On peut éventuellement ajouter une cuilléres à soupe de farine délayée dans un peu de jus pour avoir une sauce plus épaisse.
Remettre la viande et servir.
Annick, Cordon bleu
vendredi 10 juillet 2009
Public Enemies

Le genre : film de gangsters à l'américaine, ambiance Chicago 1930.
Ça démarre bien ; sur un rythme d'enfer ; on se prend au jeu... et puis ça s'enlise. Une scène de fusillade en pleine ville, ça va ; deux, on a déjà vu... à la cinquième on s'impatiente.
A voir néanmoins si on aime le genre (et pour Marion Cotillard), mais ça ne mérite pas les TT de Télérama.
A&A
mercredi 8 juillet 2009
Burn after reading
Les frères Cohen en grande forme.
Une galerie d'acteurs haute en couleur avec notamment Brad Pitt en petit couillon (Rôle qui lui sied parfaitement) , John Malkovitch en alcoolo hystérique et Georges Clooney en amoureux transi.
Une intrigue qui enchaine une suite de malentendus ce qui conduit à des situations dramatiques mais le ton reste celui d'une comédie d'un humour très décalé.
Film qui a fait l'ouverture de la mostra de Venise 2008.
Bonne petite comédie donc, à conseiller.
Aline cinéphile toujours
lundi 29 juin 2009
Sunshine Cleaning
Comédie très sympathique, avec un thème original : le nettoyage de scènes de crimes (qu'est ce que ça peut tacher l'hémoglobine!) ou comment rendre lucratif le métier de femme de ménage.
Certaines situations ont un air de déjà vu mais passent bien.
L'actrice principale, Amy Adams est assez touchante et la fin est dans le plus pur style hollywoodien (donc un happy-end).
Un bon moment pour un dimanche soir.
lundi 1 juin 2009
Je l'aimais
Une histoire d'amour joliment racontée, tantôt touchante, tantôt naïve mais jamais mélodramatique.
Les acteurs sont très bien dirigés dans une mise en scène plutôt sage de Zabou Breitman. Marie-Josée Croze est lumineuse; on comprend Daniel Auteuil.
Pour ceux qui aiment les amoureux.
PS : Pierre (Daniel Auteuil) tombe amoureux à 46 ans. j'ai encore mes chances!
samedi 23 mai 2009
Une pintade sous la pluie
Une pintade aux fenouil pour un samedi pluvieux, c'est un bon choix.
Du fenouil fondant, quelques carottes et du riz accompagnant les morceaux de pintade coupés selon une technique ancestrale par l'homme de l'art.
On s'est régalé même si dans un soucis de perfection, quelques notes d'amélioration on été émises.
On reviendra !
LA RECETTE :
PS : inauguration d'un rubrique culinaire. Un sujet oh combien fédérateur.
samedi 16 mai 2009
Millenium, le film
Très bon polar qui retranscrit parfaitement l'univers de Stieg Larsson.
Pour ceux qui n'ont pas lu le livre, c'est l'histoire d'une enquête menée par Mikael Blomkvist, journaliste suédois, sur le meurtre présumé d'Harriet Vanger, nièce d'un capitaine d'industrie suédoise, à l'âge de 16 ans.
L'atmosphère est tantôt pesante, tantôt violente (notamment les scènes entre Lisbeth et son tuteur) voire parfois érotique. Ajoutez-y un climat glacial (on est en Suède) et gris et vous aurez le panorama d'ensemble.
Le rythme est plutôt tranquille mais soutenu et sans tant mort.Noomi Rapace est remarquable dans le rôle de Lisbeth Salander en écorchée vive introvertie et blessée.
Le film est plutôt centré sur le duo Mikael – Lisbeth mais ceux qui ont aimé le livre ne devraient pas être déçus.
Je l’ai vu en version suédoise sous-titrée. Ca surprend mais n’empêche pas de suivre le film et de s’imprégner de son univers.
Les deux autres livres de la trilogie qui devaient initialement être adaptés pour la télé sortiront finalement en salle.
Pierrick, qui a encore 3 films sur sa carte de fidélité à voir avant le 6 juin.
lundi 23 février 2009
Chapitre 5 : Cocotte et Gros Lard
Barbara se trouvait au bord d’un lac qu’elle ne connaissait pas ; elle n’y était jamais venue, elle en était sûre, mais elle aurait parié qu’elle était en Écosse ou dans l’une de ces contrées du Nord de l’Europe où elle s’était juré de ne plus jamais venir en été… à cause des moucherons dont ces endroits sont infestés ; ces petites bêtes qui se ruent par milliers sur le moindre bout de peau nue et s’y nourrissent en laissant des démangeaisons insupportables pendant des semaines.
Pour l’heure, Barbara se battait en se donnant généreusement des claques répétées sur le visage ; mais elle sentait bien qu’elle n’aurait pas le dernier mot car elle ne pouvait utiliser qu’une seule de ses deux mains, l’autre était inerte, comme paralysée, et ça l’agaçait prodigieusement. Elle aurait voulu courir ; fuir le plus loin possible pour échapper à ce nuage qui la dévorait ; mais son corps ne semblait pas vouloir lui obéir. Elle se rendit compte qu’elle avait le poignet gauche attaché à une sorte de clôture métallique bordant le lac… et seule à être libre de mouvement, sa main droite giflait ses joues, giflait, giflait… pendant qu’une voix, une voix d’homme, se faisait entendre de plus en plus distinctement :
- Eh la petite dame ! faut se réveiller ! c’est pas encore l’heure de dormir ; faut d’abord répondre aux questions…
En un éclair, Barbara revint à elle et sortit de son cauchemar pour rentrer dans une réalité qui ne valait guère mieux ! Plus de lac, plus de moucherons carnivores. Mais, allongée sur son canapé elle avait bel et bien le poignet attaché au radiateur, et penché au-dessus d’elle, un gros malabar lui giflait les joues.
De sa main libre, elle le repoussa et se mit en position assise pour lui faire face, alors que la mémoire des événements récents lui revenait : la Mercedes garée sur le gazon, les deux inconnus aux lunettes noires la bousculant et la ceinturant alors qu’elle cherchait à s’enfuir par le jardin, les menottes à son poignet et la panique qui l’avait envahie lorsqu’elle s’était retrouvée immobilisée sur ce canapé. Sa première pensée avait été « ça y est ; je vais me faire violer… ça n’arrive pas qu’aux autres… et voilà que maintenant ils ont inventé les tournantes à domicile ! ». Mais très vite, alors qu’elle cherchait désespérément les moyens de se défendre, elle avait compris que ces deux là voulaient autre chose. Ils l’avaient bombardée de questions :
- Où il est ton copain ? Qu’est-ce qu’il a fait de ce qu’il a volé au Centre ? Et son nom, c’est quoi maintenant ?
Elle avait cherché à biaiser :
- Je ne sais pas de quoi vous parlez. Qui êtes vous d’abord ?
- On sait que tu sais beaucoup de choses, et tu vas tout nous dire !
Elle avait alors reçu un énorme coup sur la tempe qui l’avait envoyée valser au fond du canapé et l’avait plongée dans l’inconscience.
Le gros malabar restait campé devant elle en la regardant d’un air goguenard :
- Alors la petite dame ? On se remet ? On ne supporte même pas une petite pichenette de rien du tout !
Barbara préféra ne rien répondre et faire mine de n’avoir pas complètement récupéré, tout en observant ses adversaires. Elle avait pour habitude de donner secrètement des noms aux gens qu’elle rencontrait et décida de baptiser « Gros Lard » celui qui venait de parler. Sa chemise trop serrée contenait avec peine une bedaine trop molle ; au bout de ses gros bras pendaient des mains énormes comme des battoirs. Pas étonnant qu’elle ait été estourbie si facilement par le coup qu’il lui avait asséné !
Mais ce qui indisposait le plus Barbara, c’est que Gros Lard dégageait une odeur dont elle préféra ne pas rechercher la teneur. Il ne s’était sans doute pas lavé depuis un bon moment ! Un peu en retrait, un téléphone portable à l’oreille, se tenait l’autre homme. Il était aussi fluet que Gros Lard était énorme, son costume noir parfaitement ajusté ? Il s’approcha et Barbara décida sur le champ de le baptiser « Cocotte », car il avait dû s’asperger d’eau de toilette et pas n’importe laquelle : elle reconnut instantanément « pour un homme de Caron », ce parfum pour hommes qui avait été à la mode 20 ans plus tôt. Cela lui rappela ses débuts comme comptable dans une société grenobloise dont le PDG usait de la même eau de toilette ; pas un bon souvenir à vrai dire !
Cocotte lui tendait le téléphone :
- Tenez, c’est pour vous ! Quelqu’un qui vous veut du bien veut vous parler.
Prenant le téléphone qu’on lui tendait de sa seule main libre, la droite, Barbara chercha à le placer contre son oreille gauche, comme elle avait l’habitude de le faire. Elle maugréa :
- Ah c’est commode !
- Qu’y a-t-il chère Madame ?
À l’autre bout du fil, la voix était douce et se voulait rassurante, mais on devinait facilement qu’elle était déformée ; sans doute un tissu devant le micro ou un moyen technique plus moderne comme ceux dont on parle dans les romans policiers. Elle pensa que si son interlocuteur prenait la peine de masquer sa voix, c’est sans-doute qu’il s’agissait de quelqu’un qu’elle connaissait. Elle allait essayer de faire durer la conversation ; elle parviendrait peut-être à reconnaître le propriétaire de cette voix.
- Il y a, cher Monsieur, que ce n’est pas facile de téléphoner, quand on a une main attachée, surtout si c’est celle qui…
- Vous êtes attachée ?
- Oui ! Une main attachée au radiateur avec des menottes comme dans les mauvais films de série B, et on m’a battue aussi si vous voulez tout savoir.
- Humm ! Repassez-moi celui à qui je parlais avant.
Barbara jeta le combiné à la tête de Cocotte qui l’attrapa d’un geste souple et le colla à son oreille. Elle n’eut pas de peine à comprendre qu’il recevait, de la part de son correspondant mystérieux autre chose que des félicitations ! Il fit signe à son comparse, et tous deux s’éloignèrent jusque dans l’entrée. Barbara ne pouvait les entendre mais les voyait prenant tour à tour le téléphone, et semblant répondre avec déférence. Lorsqu’ils se rapprochèrent, elle tendit la main en direction du téléphone, mais Gros Lard secoua la tête :
- Non non ma petite dame, c’est fini pour aujourd’hui avec le boss.
Barbara était un peu dépitée ; il n’était plus question de tenter de reconnaître le boss en question.
- Mais je croyais qu’il voulait me parler.
- Il nous a chargés de vous dire ce qu’il avait à vous dire. Mais d’abord on va être très gentils tous les deux et vous détacher… mais il faudra y mettre un peu du vôtre si vous voulez qu’on reste gentils.
-
Après avoir été libérée de ses menottes et tout en se massant le poignet endolori, Barbara se dit qu’il lui fallait changer de tactique et faire mine de se montrer conciliante :
- Bon d’accord, je suppose que vous voulez me parler de celui qui était mon ami et que toutes les polices recherchent ! J’ai déjà répondu à des tas de questions ; la police, l’agent de sécurité de Pierrelatte etc. Je veux bien vous répéter ce que je leur ai dit.
- Tss tss !
Gros Lard avançait un index menaçant
- Vous n’avez pas bien compris la petite dame ! Ce que vous avez dit aux flics, on connaît déjà. C’est ce que vous ne leur avez pas dit qui nous intéresse.
Cocotte intervint :
- Et ce que notre boss ne comprend pas c’est pourquoi vous protégez ce sinistre individu. Vous feriez mieux de protéger la petite Marie.
Barbara sentit son sang se retirer de ses veines :
- Que voulez vous dire ? Laissez-la en dehors de ça !
Elle criait, et se ruant sur Cocotte, essaya de le frapper. Mais Gros Lard la saisit et la repoussa brutalement :
- Ah oui, c’est vrai, on ne vous a pas transmis le message du boss ; il voulait seulement vous dire que votre petite fille dort calmement à l’hôpital, chambre 347 ; et il a dit aussi « c’est fou comme il est facile de circuler librement dans cet hôpital ! ».
Barbara s’effondra en larmes sur le canapé, complètement terrorisée.
Et puis tout se passa très vite : la porte fenêtre donnant sur le jardin vola en éclat, et un homme fit irruption dans la pièce un pistolet à la main ; les deux sbires se précipitèrent au dehors, le nouvel arrivé à leurs trousses ; mais en une fraction de seconde, ils regagnèrent leur Mercedes qui démarra sur les chapeaux de roues. L’homme, remettant son arme dans sa poche, revint alors tranquillement vers Barbara, en lui souriant, et c’est seulement à ce moment qu’elle reconnut Pierre et se jeta dans ses bras.
Contributeur : Alain
samedi 21 février 2009
Chapitre 4 : Le plan
- Allo ? Kani ?
- C’est toi Georges ?
- Oui. Tu as pu faire ce que je t’ai demandé ?
- Pas encore. Mais tu es sûr que c’est ce que tu veux ? Je ne les sens pas ces types.
- On en a déjà parlé. C’est du business. Et je ne peux pas les approcher directement.
Kani Mossambé, respira profondément. Depuis que Georges l’avait contacté, quelques semaines plus tôt et proposé cette affaire, il se sentait mal à l’aise. Bien qu’une amitié forte le lie avec Georges, il ne comprenait plus son ami. De plus il sentait que celui-ci ne lui avait pas tout dit.
Tous deux se connaissaient depuis les 3 années passées en France par Kani à la centrale nucléaire de Pierrelatte, pour parfaire ses connaissances sur le traitement du minerai d’uranium. Il avait ensuite rejoint la Gambolie et travaillait maintenant sur le site de prospection d’uranium de Ngouba, le plus important du pays. Il y occupait un poste de responsable adjoint du service Logistique et Transport.
Les hommes que Kani devait rencontrer lui faisaient peur. On les disait maîtriser le commerce des jeux et de la prostitution, très active autour des sites de prospection. On les disait aussi liés aux milices locales, très puissantes dans ce pays à l’autorité politique régulièrement bafouée.
Ces hommes, mi businessmen mi mafieux ne se cachaient pas, ses principaux lieutenants, n’hésitant pas à parader bruyamment dans les rues de la ville, au volant de leur luxueuses Mercedes noires, emblèmes de leur soit disant puissance. Personne, en revanche ne connaissait l’identité de leur chef qui se faisait appeler le Robin des Mines.
La rumeur disait que de nombreuses familles dont les enfants travaillaient aux mines avaient reçu des dons anonymes sous forme de médicaments ou d’argent. Cela permettait de soigner les maux ou maladies fréquentes générées par une exposition trop longue et sans protection aux rayonnements du minerai.
Le Robin des Mines : curieusement, ce nom, il l’avait entendu pour la première fois en France de la bouche d’un diplomate de l’ambassade de Gambolie qui lui avait rendu visite sur son lieu de travail dans le cadre d’une mission de suivi et d’éventuelle assistance des jeunes expatriés Gamboliens.
Le diplomate l’avait emmené déjeuner, lui et quelques collègues dans un restaurant spécialisé dans le Moringa, plat traditionnel Gambolien.
Kani plaisantait sur l’accoutrement du serveur, vêtu d’un costume exotique sensé représenter l’habit national Gambolien ; le diplomate l’avait interrompu et lui avait dit en baissant la voix :
- Ne plaisante pas avec ça mon garçon. Si le Robin des Mines t’entendait, tu passerais un mauvais quart d’heure.
- Qui est ce Robin des Mines avait il demandé
- Je te souhaite de ne jamais le rencontrer
Et le diplomate avait changé de sujet.
- D’accord, je prends contact et je te rappelle dit Kani en soupirant.
Il raccrocha et se laissa aller en arrière dans son fauteuil.
Aminata, sa femme s’approcha et commença à lui masser doucement la nuque.
- C’était lui ?
- Oui
- Pourquoi veut-il traiter avec ces hommes ? Ils sont dangereux, il le sait.
- Il est pressé. Il supporte mal sa vie en brousse. Les éléphants, ça n’est définitivement pas son truc !
- Tu n’es pas obligé de l’aider, tu sais, dit elle en lui servant un verre de sodabi, alcool de palme national.
- C’est mon pote et je l’aiderai. Ne t’en mêle pas !
Elle ne répondit pas et s’assit avec lui dans le large fauteuil, la tête posée sur son torse et la main passée sous son tee-shirt bougeant lentement dans une douce caresse, tout en pensant à cet échange et à ses conséquences. Elle allait s’en mêler de cette affaire, et ni son homme ni son «pote » ne l'en empêcherait
Kani était bien plus détendu à présent, son verre était vide, sa respiration plus régulière. Il l’observait d’un œil malicieux et interrogateur. Souriant, elle interrompit ses réflexions pour participer activement à sa « détente »
Kani avait rencontré sa femme en rentrant de France alors qu’il fêtait son retour au pays dans un bar de la capitale avec quelques amis. Il était un peu ivre et avait failli la renverser alors qu’il se levait péniblement pour partir. Il s’était excusé et leurs regards s’étaient d’abord croisés pour finalement resté rivés l’un dans l’autre.
Il s’était redressé pour masquer son ébriété et lui avait proposé un verre. Elle avait souri et dit :
- d’accord mais sans alcool !
Belle, grande, allure athlétique, yeux marron tirant sur le vert, probablement un métissage ancestral, elle avait un regard profond et un peu énigmatique qui le bouleversait encore, six mois plus tard.
Elle lui avait expliqué son travail, vraiment très original pour une femme dans cette ville. Elle conduisait les camions qui assuraient le transport des matières extraites de la mine de Ngouba. Elle faisait régulièrement le voyage vers les gares ou les ports du pays, lieux de départ vers des destinations lointaines.
Il repensait souvent à cette soirée et les semaines qui avaient suivi, jusqu’à cet instant magique ou, au pied de son camion, elle avait accepté de vivre avec lui.
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Georges raccrocha. Il s’en voulait d’impliquer son ami. Il savait que son plan présentait des risques.
Il aperçu Lisa dans l’embrasure de la porte qui l’observait du coin de l’œil et se demanda si elle avait entendu la conversation.
Leur relation était faite pour l’instant d’échanges courtois pendant les soins des animaux et de regards parfois furtifs, parfois insistants lors des moments de pause ou lorsqu’ils partageaient un repas.
Il sentait bien qu’il ne lui était pas indifférent et se surprenait à vouloir exploiter cet avantage. Mais le souvenir de Barbara, bien présent dans sa mémoire l’en empêchait.
Pour l’instant.
Il regagna sa chambre ou le ventilateur tournait avec un bruit régulier, ses pales brassant l’air moite. Un bruit de vibration se faisait parfois entendre, probablement du à une fixation défaillante de l’axe de l’appareil au plafond.
Il s’allongea sur son lit et pour la centième fois retourna son plan dans sa tête.
Contributeur : Pierrick
lundi 12 janvier 2009
Ma cure de ciné à Noel
J'en ai vu des films pendant les vacances de Noel!
D'abord Largo Winch, film inspirée d'une BD à succès. Ayant toutes les BDs, il fallait que je le voie.
Tomer Sisley a un style gouailleur qui change des jeunes premiers habituels. Kristin Scott-Thomas, quant à elle, n'est pas très à l'aise dans son rôle de big boss à l'américaine.
L'ambiance alterne entre action pure et quète de soi du héros franc-tireur. J'ai bien aimé même si la construction du scénario m'a laissé parfois perplexe.
Et puis un film d'espionnage à la Française : Secret Défense. Tous les ingrédients sont là : la DST et ses méthodes déshumanisées, les méchants terroristes musulmans. Qui manipule qui? c'est la question permanente. La chute est assez bien trouvée. Un bon film du dimanche soir.
Enfin, Australia : la grande et longue fresque en territoire australien à la fin des années 30. L'aristocrate anglaise alliée malgré elle au cowboy rustre. Les paysages grandioses. L'amour qui nait sous les bombardements japonais. Les morceaux de bravoure. C'est beau et c'est pas mal mais l'émotion a du mal à percer.
Pour les amoureux des grands espaces.
Et puis en DVD, Cash, film français sorti en 2008. Un petit arnaqueur qui veut arnaquer un grand arnaqueur qui fait alliance avec une fliquette pour l'arnaquer; tous réunis pour braquer un coffre-fort d'un grand hotel. Bref : un film d'arnaque.
Valeria Golino, Alice Taglioni pour les belles, Jean Reno et jean Dujardin pour les mâles. Une distribution qui a de la gueule. Très bon film du genre.

